Il faut tous d’abord vous présenter l’histoire extraordinaire de l’un des vignobles français les plus ancien. Puisque se sont les Papes qui plantent les ceps de vigne à Châteauneuf.
Déjà connue par les Gaulois, la culture de la vigne a été largement développée par les romains. Les moines défricheurs et surtout les évêques en étendirent la culture. En 1157, fidèle à l’usage romain, plantant ses vignes, et dirigeant lui-même l’exploitation, Geoffroy, évêque d’Avignon, possède un vignoble situé dans son fief de Châteauneuf.
Au XIIIe siècle, avec ses 1000 habitants, le village de Châteauneuf s’enrichit et possède déjà un beau vignoble (environ 300 hectares).
En 1308, Clément V y fit encore planter des ceps avant de mourir quelques années plus tard, alors qu’il venait de traverser le Rhône pour s’en retourner chez lui. Le premier Pape d’Avignon fut sans nul doute l’un des premiers exploitants viticoles de Châteauneuf. Sous le Pape Jean XXII, le vin de Châteauneuf figure régulièrement parmi ceux que les officiers se procurent pour la maison du Pontife. C’est sans nul doute le prélat qui a le plus contribué au développement et à la renommée du vin de Châteauneuf. Jean XXII lui léguera la première dénomination de son histoire, dénomination prestigieuse de « Vin du Pape » sous laquelle il sera reconnu avant de devenir « Le Chateauneuf-du-Pape ».
C’est également à Jean XXII que l’on doit la construction du célèbre château. (Fière résidence d’été du Pape)
Le vignoble restera prospère tout au long le son histoire :
Malgré un déclin au XVIIème siècle provoqué par les guerres, les épidémies, le endémiques, dès le XVIIIème, le vignoble se développe considérablement. Vers 1800, 668 hectares dont 425 hectares de vignes en petites parcelles de 1400 m2 en moyenne produisent 11 000 hectolitres en « année commune ». Le vin est l’objet d’un commerce important et les habitants continuent à planter de nouvelles parcelles.
Grâce à la qualité de son vin, Châteauneuf du Pape restera prospère jusqu’à la crise du phylloxéra. Les méthodes de culture ne varient pratiquement pas à travers les siècles.
L’appellation en général et en quelques mots :
Le Vignoble s’étend sur presque toute la commune de Chateauneuf-du-Pape et sur certains terrains de même nature des 4 communes limitrophes (Bédarrides, Courthézon, Orange et Sorgues).
Les Sols sont plus ou moins profonds, très caillouteux, ils sont constitués pour l’essentiel de gros quartz roulés mélangés à de l’argile rouge sableuse.
Châteauneuf du pape c’est le secteur le plus sec des Côtes du Rhône ; le vent dominant est le mistral, l’ensoleillement est d’environ 2800 heures par an, et la chaleur emmagasinée par les cailloux dans la journée est restituée la nuit.
Au XIVème siècle, la papauté, installée à Avignon, choisit Chateauneuf-du-Pape comme résidence d’été. Les 7 papes successifs favorisèrent la production du vin et développèrent le vignoble. La rigueur dans les conditions de production du vin est une constante dans l’histoire de ce vignoble et servira de base à certains points de la législation des A.O.C. Chateauneuf-du-Pape a été consacré A.O.C. Locale en 1936.
Les Superficies en production* : 3153 ha, production annuelle moyenne : 102782 hl, rendement de base : 35 hl/ha.
L’Encépagement: traditionnellement, 13 cépages sont autorisés. De nos jours, on utilise principalement : le Grenache, le Cinsault, le Mourvèdre, la Syrah, la Counoise pour les rouges et la Clairette, le Bourboulenc, le grenache blanc et la roussane pour les blancs.

SYLVIE VACHERON ET LE DOMAINE DU CLOS DU CAILLOU :
Le Clos du Caillou, à l’origine, est un vrai clos de dix-neuf hectares ceint d’un mur de pierre de trois kilomètres de long, aux limites de la commune de Courthézon et de Chateauneuf-du-Pape. Monde secret, replié sur lui-même, doté d’un bassin de rétention d’eau et d’un étrange ensemble de salles voûtées et creusées dans le calcaire crayeux (safre) aux allures de château fantôme.
C’est Élie Dussaud, ingénieur et collaborateur de Ferdinand de Lesseps (le concepteur du canal de Suez et pionnier du canal de Panama) qui imagina ces caves monumentales, insolites. Le Clos était un domaine à vocation viticole mais qui s’était recroquevillé à l’abri de son rempart. Quand les experts voulurent visiter la propriété en 1936, l’année où fut établi le classement des domaines en AOC château neuf-du-pape, ils trouvèrent porte close. Circulez, rien à voir… Et ce n’est qu’en 1956, avec l’arrivée de la famille Pouizin, que l’île du Caillou, isolée sur son splendide terroir, rallia enfin la prestigieuse appellation. À l’époque, la propriété, en majorité boisée, servait surtout de réserve de chasse et son bassin de rétention alimentait en eau le village proche de Courthézon.
Les parents de Sylvie ont tout remodelé, tout recréé, et elle est fière de ce qu’ils ont patiemment construit. Lorsque l’on est au domaine on voie au loin, tout près, le village de Chateauneuf-du-Pape, toits de vieilles tuiles tremblants de chaleur, replié sur l’ombre de ses ruelles. Sanctuaire des côtes-du-Rhône. Grand vin du monde. Capiteux, racé, profond. Un vin mythique, oui, un terroir unique, don de l’ancien cours du Rhône millénaire et de ces galets aux galbes sensuels. Galets magiques, capables à eux seuls de diffuser avec une infinie tendresse l’énergie et le feu du soleil à toute cette tribu de cépages (grenache, mourvèdre, syrah, cinsault, muscardin, counoise pour les rouges, grenache, roussane, clairette, bourboulenc pour les blancs) où resplendit le grenache, dieu indigène noir ou blanc. Fouler ces sols empierrés, caresser ces ceps aux fruits lourds et sombres, c’est un instant de grâce. Sylvie Vacheron ne s’en lasse pas et Bruno Gaspard, vinificateur de haut vol, partage son euphorie. « Quand on a la passion du vin, ce terroir c’est un pur rêve » dit-il.
Au fil des ans, par petites touches, Claude Pouizin, le père de Sylvie, a dessiné un domaine d’un rare équilibre (à peu près 50 ha de côtes-du Rhône rouges dont plus de 9 ha en châteauneuf, un peu plus de 5 ha de blancs, principalement des cote du rhone), en majorité sur ces galets roulés en coteaux qui ont fait la légende du terroir vauclusien mais aussi sur quelques parcelles de marnes et de sables, à l’origine de vins d’une surprenante finesse. Très filtrant lors des pluies violentes, baigné de soleil et lavé par le mistral, proche des caractéristiques du célèbre domaine de Beaucastel, son voisin, c’est bien l’un des très beaux terroirs de l’appellation. Un des plus précoces, aussi. Quand Sylvie a épousé Jean-Denis Vacheron, fils de Jean-Louis, l’un des grands vignerons de Sancerre, le Clos a définitivement sauté le mur. Dès 1995, Jean-Denis, l’homme de Loire, a fait merveille dans ce royaume des vins du sud. Tout en respectant l’énorme potentiel du domaine, il avait peu à peu expérimenté tout le savoir-faire des grands vinificateurs du sauvignon de Loire (dont les macérations à froid) et réussi son pari. Jusqu’à son grandiose millésime 2000. Disparu dans un accident de la circulation en 2002 (sa voiture à l’arrêt a été percutée par un poids lourd), Jean-Denis, comme son frère Jean Dominique et leur cousin Jean-Laurent, tous deux aujourd’hui aux commandes du domaine familial à Sancerre, n’était pas seulement un grand vigneron modeste. Lui, l’homme venu des brumes berrichonnes, a laissé plein sud une marque lumineuse et son nom, à travers Sylvie et leurs deux enfants, est porté haut et beau.
Sylvie écarte d’un geste ralenti l’ombre de l’absent et reprend tout sourire sa déambulation caniculaire. Elle doit poursuivre l’aventure, progresser, embellir encore le domaine et, aux côtés de Bruno Gaspard, complice attentif et enjoué, peaufiner des vins de feu, des vins dont l’homme de Loire aurait été fier.
LE DOMAINE
Le Clos du Caillou est idéalement situé, sur la commune de Courthézon.
Il est composé de 44 ha en appellation Côtes du Rhône, et de 9 ha en appellation Châteauneuf du Pape. Le Clos possède la particularité d’être situé en limite avec l’aire d’appellation Châteauneuf du Pape.
Le Clos du caillou demeure une enclave dans l’appellation Châteauneuf du Pape.
N’ayant pas été classé en 1936, le Clos a ensuite été classé en appellation côtes du Rhône villages. Aujourd’hui, à l’intérieur du Clos, sur un terroir identique à celui des Châteauneuf du Pape, qui entourent
Le domaine, nous produisons des Côtes du Rhône à la fois riches et soyeux.
Les cuvées sont : Côtes du Rhône Clos du Caillou, le Bouquet des Garrigues, les Quartz, et la Réserve.
A l’extérieur du Clos, les vignes classées en Châteauneuf du Pape sont regroupées par terroir et vinifiées
Séparément :
- le terroir de sable est à l’origine de deux cuvées : les Safres et la
Réserve.
- le terroir de galets roulés, à l’origine de la cuvée Les Quartz.
L’ENCEPAGEMENT
Le vignoble a été installé en majorité lors de son acquisition, par la famille Pouizin, en 1956, formant aujourd’hui un vignoble de plus de 50 ans composé en cépages rouges de grenache (80%), syrah (9%),
Mourvèdre (5%), cinsault (1%), counoise (1,5%), carignan (2,5%) et muscardin (1%), et en cépages blancs de clairette rose (32%), grenache blanc (27%), roussane (24%), clairette blanche (9%), viognier (6%), et bourboulenc (2%).
Les terroirs déterminants du domaine sont :
- Les sables sur un sous sol marneux sur les Lieux-dits « Les Cailloux », et « Les Cassanets ».
- Ce terroir constitue un des terroirs les plus intéressants de l’appellation. Il présente l’intérêt d’être très filtrant, d’évacuer de ce fait les excès d’eau très rapidement. Ce terroir permet aux raisins de mûrir plus rapidement, de présenter une précocité très marquée (15 jours par rapport à un terroir de galets).
Les vins issus de ce terroir se caractérisent par la finesse, l’élégance, des tanins souples et d’une manière générale un style très bourguignon.
- Les galets roulés en coteaux, terroir principal de l’appellation sur les lieux dits « Les Garrigues » en Côtes du Rhône. Ce terroir est composé de molasse marine du miocène recouvert par des galets, qui évoque le passage du Rhône à cette époque. Les galets ont un rôle bénéfique sur la qualité des raisins : ils emmagasinent la chaleur durant la journée, et la diffusent lentement durant la nuit.
Vinifications
Les vignes du clos du caillou sont travaillées dans le respect de la nature et en agriculture biologique : amendements organiques et composts, labours réguliers sans utilisation d’herbicides, des traitements phytosanitaires réduits à l’utilisation du souffre et du cuivre.
Les raisins sont exclusivement récoltés à la main et triés avant leur arrivée à la cave.
Les vinifications sont souvent précédées d’une macération à froid pendant quelques jours.
Les vins rouges sont érafles partiellement ou totalement en fonction du millésime ; suit la phase de fermentation et de macération avec des piégeages manuels, remontages et délestages. Les vins sont ensuite élevés en foudres et en demi-muid pendant 15 à 18 mois dans les caves
Souterraines du domaine tempérées naturellement (13 à 15 degrés).
Il est important que nous parlions maintenant des choses les plus importante, les vins et leur dégustation.
BOUQUET DES GARRIGUES ROUGE 2008 le CLOS DU CAILLOU
Il s’agit du vin principal du domaine, produit sur deux terroirs très
Qualitatifs et couvrant environ 30 hectares.
Le terroir principal est composé essentiellement de galets roulés, un terroir
Chaud qui apporte gras et puissance aux lieux-dits : « Le Coudoulet », « les
Garrigues ».
Sur ce terroir, les parcelles sont composées de grenache (85 %), syrah
(10 %) et divers cépages secondaires (muscardin, cinsault et counoise).
Les vignes sont relativement anciennes. 80 % ont plus de 50 ans, les
rendements sur ce millésime se situent à 30 hl/ha.
Ce vin présente une rode rouge burlat à reflet mauve.
Le nez est marqué par des notes de fruits rouges ,de réglisse, de liqueur de
cerise.
En bouche on découvrira une belle onctuosité avec de l’élégance et de la
finesse soutenue par des arômes de bonbon aux fruits rouges et de gelée de
groseille.
La finesse des tanins alliée à la concentration nous laisse penser qu’une
Garde de 5 à 10 ans est tout à fait conseillée.
Accord. Ce vin s’associera avec un carré d’agneau en croûté de pain d’épice, une
Brochette de magret aux dattes, un pigeon au sang avec une réduction de vinaigre
Balsamique.
CHATEAUNEUF DU PAPE CUVEE UNIQUE ROUGE 2008
Nous avons décidé de produire cette cuvée unique étant donné la toute petite
Production récoltée. Elle représente l’ensemble des terroirs de notre vignoble
en Chateauneuf du Pape : Les Bédines, Guigasse, Pignan et les Cassanets.
Ce vin est composé de 70 % de Grenache, 16 % de Mourvèdre, 10 % de Syrah
et 4 % de Cynsault et Vaccarèse. L’âge moyen du vignoble est de 52 ans.
La vendange, manuelle, a débuté le 15 septembre 2008 pour s’achever le 30
septembre 2008.
La vinification parcellaire est effectuée en cuve béton et cuve tronconnique
bois durant 30 jours. Pigeages manuels et remontages journaliers permettent
une extraction douce des composants du raisin.
L’élevage s’effectue en foudres d’âges variables (2 à 6 ans)
Ce vin présente une jolie robe rouge cerise à reflets mauves. On découvre un
nez de compote de cerise et des notes de prunes sauvages.
La bouche est onctueuse avec beaucoup de finesse dévoilant des notes de fruits
noirs se conjuguant avec des saveurs épicées (cannelle), de sous-bois (cèpes et
girolles) soutenue par une belle fraîcheur.
Accord : Filet de palombe aux airelles, cote de boeuf d’Aubrac sur la braise, filet
de boeuf sauce grand veneur, ou cote de veau aux morilles.
CHATEAUNEUF DU PAPE ROUGE CUVEE LES QUARTZ 2007
Cette cuvée est issue de plusieurs parcelles de Grenache situées autour
du domaine au lieu-dit « Les Cassanets », sur un terroir composé
principalement de galets roulés.
Ces parcelles ont été plantées entre 1956 et 1958 et représentent 85 % de
l’encépagement du vin.
Une parcelle de Syrah, au lieu-dit « Les Bédines », sur un terroir de sables.
Cette parcelle plantée en 1979, représente 15 % de l’encépagement de
cette cuvée.
La vendange manuelle a débuté le 5 septembre pour la Syrah et le 19
septembre pour le grenache après une période de mistral qui a favorisé
la maturation des raisins et a permis d’obtenir une excellente maturité
phénolique.
Un éraflage a été réalisé, les macérations ont été effectuées en cuves bois et
ont duré 35 jours, avec contrôle des températures, délestages et pigeages
réguliers.
L’élevage du Grenache s’est également déroulé en cuves bois
pendant 12 mois, et puis en foudres sur une durée de 6 mois.
La Syrah a été élevée en barriques de 1 vin durant 18 mois.
Ce vin présente une jolie robe rouge sang.
Le nez se caractérise par des notes de fruits à baies rouges, liqueur de
myrthe, menthe poivrée, poivre blanc et cannelle.
Sa bouche est fraiche, aux tanins élégants, avec des notes de mures
sauvages, baies d’eglantier soutenu par des épices : poivre indonésien,
clou de girofle.
Accord. On associera ce vin avec un salmis de sarcelle,une daube de colvert
ou une tartine de bécasse.
CHATEAUNEUF DU PAPE ROUGE 2007 LA « RESERVE »
Un des fleurons de l’appellation chateauneuf du pape ,souvant considérer par les critiques du monde entier comme un nectar,et pour moi un des plus beau vin de France.
La Réserve est un vin élaboré seulement sur les meilleurs millésimes,
à partir de l’encépagement suivant : 70 % de grenache situé sur
le lieu-dit « La Guigasse », terroirs composés de sables, 30 % de
mourvèdre.
La finesse de ce vin est donnée par son terroir, ainsi que sa maturité
très marquée.
Bien que précoce par son terroir, les raisins sont ramassés assez
tardivement, le 19 et 20 septembre pour le millésime 2007.
Les raisins ont été vinifiés ensemble (mourvèdre et grenache) en
cuves bois.
Les macérations se sont déroulées sur 38 jours, avec contrôle régulier
des températures, remontages journaliers, pigeages et délestages.
L’élevage a ensuite été effectué en demi-muids neufs pour moitié,
l’autre moitié a été élevée en demi-muids de
1 vin pendant 18 mois.
Ce vin présente une superbe robe noire à reflets violacés.
On découvre un nez puissant d’épices douces, de feuille de tabac, de
pierre à silex associés au pruneau sec.
Sa bouche ample, aux aromes de liqueur de figues, de dates confites
mêlés aux arômes de curry de madras, présente une extrème longueur.
Accord. Ce vin accompagnera un civet de cerf, un canard à l’orange,
un coq au vin ou une fricassée de rognons d’agneau et ris de veau.






























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